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Biodiversité domestique : 30 ans de conservation

Pourquoi les races locales étaient-elles pratiquement éteintes dans les années 70 ?

La France, de par son histoire et sa géographie, compte une grande variété de races d’animaux domestiques. L’espèce bovine est particulièrement riche puisque l’on compte une trentaine de races autochtones représentant une gamme très large d’animaux de tous types et de toutes aptitudes.



Pourtant la moitié de ces races ont failli disparaître suite aux changements brutaux qu’a connu l’agriculture française après la guerre. Heureusement dès la fin des années soixante, une prise de conscience de la nécessité de conserver les races a eu lieu, et des actions de conservation ont été mises en place avec des aides du ministère de l’Agriculture dès 1976 pour le plus ancien (race Bretonne Pie Noir).
Ainsi ont pu être sauvées « in extremis » une douzaine de races qui ne comptaient plus que quelques dizaines d’animaux. Par la suite les crédits nationaux ont été relayés par des crédits régionaux ou départementaux, ce qui montre l’importance qui est aujourd’hui donnée à ces races dans une perspective de développement local.

Où en sont-elles aujourd’hui ?
On distingue aujourd’hui 15 races à très faibles effectifs (jusque 1000 vaches adultes environ), suivies pour la plupart par l’Institut de l’Elevage depuis plus de 20 ans :
Sources : fichiers PE-TPE Institut de l’Elevage / (*) fichier INRA / PNR d’Armorique
Sources : fichiers PE-TPE Institut de l’Elevage / (*) fichier INRA / PNR d’Armorique

Les 15 races confondues regroupent seulement 8500 vaches adultes : c’est 8 fois plus qu’il y a 30 ans, mais cela ne représente toujours que 0,05 % du cheptel bovin français. La richesse de ces vaches n’est donc pas dans leur nombre, mais dans leur diversité : elles représentent la moitié des races d’origine française.

Pourquoi sauvegarder ces races ?
Pour conserver le patrimoine biologique et de diversité génétique, et être ainsi en mesure de répondre aux attentes de l’agriculture de demain.
Pour préserver la culture agricole régionale : ces races sont souvent encore très attachées à une aire géographique donnée, et font partie de l’identité culturelle de leur berceau d’origine.
Ce lien avec un territoire donné implique souvent un rapport très fort entre les races et les produits typiques des régions. En effet, l’adaptation à des conditions pédoclimatiques particulières a souvent une influence sur la composition ou le goût du lait ou de la viande. Ces races peuvent donc trouver un créneau économique grâce à la différenciation de leurs produits.

Vaches ferrandaises (crédit : Institut de l'Élevage - Laurent AVON)
Vaches ferrandaises (crédit : Institut de l'Élevage - Laurent AVON)
Comment marche la conservation d’une race ?
Avant toute chose il faut inventorier tous les animaux restants : chaque vache ou chaque taureau a son importance pour l’avenir (Entretien des inventaires des animaux, étude des généalogies).
Par la suite, on cherche à constituer un stock de semence de qualité, important et varié (prélèvement de certains taureaux, accouplements programmés des mères à taureaux, suivi des veaux mâles issus de souches intéressantes).
La caractérisation des races et l’évaluation de leurs atouts ou défauts permettent ensuite aux éleveurs de mieux les connaître, donc de s’y adapter (compilation d’archives, mise à jour des standards de races, recherches de références techniques et économiques).
Enfin, il est important de maintenir le réseau entre les éleveurs et de faire circuler les informations (visites d’élevages, partenariats avec les associations de races, contacts réguliers avec les éleveurs, communication sur les races).

Toutes ces étapes ont permis aux races de remonter leurs effectifs sur des bases génétiques saines.

Avec la collaboration de Races de France

Lundi 17 Mai 2010
Jeunes Agriculteurs
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert


La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion

La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.


Acteur de son territoire

Eleveur ovin et fier de l’être !

Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.

Eleveur ovin et fier de l’être !
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.

« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »

Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.


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