Eleveur ovin et fier de l’être !
Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.
Avec un troupeau de 550 brebis, Jean-François Dubaud contribue à entretenir les paysages et à dynamiser le territoire
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.
« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »
Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.
Une production très technique
En novembre 2008, Jean-François reprend une cinquantaine d’hectares portant la SAU (surface agricole utile) de l’exploitation à 107 ha. De nombreux champs ne sont malheureusement pas adaptés à la production ovine. « Depuis mon installation, je passe beaucoup de temps à remettre en état certaines parcelles qui n’avaient pas été suffisamment entretenues jusqu’alors. Du coup, c’est autant de temps que je ne peux pas consacrer à surveiller mes brebis », déplore-t-il.
Un manque de temps qui se ressent directement sur les résultats techniques de son élevage. Sur l’ensemble des inséminations, naturelles ou artificielles, l’éleveur enregistre un taux de réussite d’environ 70%. « C’est correct, mais je dois progresser. »
Le jeune éleveur déplore d’ailleurs l’insuffisance de formation technique pendant son cursus scolaire. « Le BTS productions animales consacre trop peu de temps à l’élevage ovin. » Le nouveau dispositif à l’installation n’étant pas en vigueur lorsqu’il s’est installé, il aurait aussi souhaité effectuer des stages en exploitation plus longs. « Je regrette simplement de ne pas avoir fait un BTS en alternance qui m’aurait procuré sans aucun doute plus de connaissances techniques. »
Jean-François se donne encore un an et demi pour finaliser les aménagements et la clôture des parcelles. Ensuite, il espère augmenter son cheptel au moins de 650 brebis, voire 700 ou 800, et mieux les surveiller pour avoir plus d’agneaux. Il a d’ores et déjà investi dans un logiciel de gestion de troupeau pour faciliter le travail. Mais surtout, il compte bien suivre des formations techniques afin, notamment, de détecter plus rapidement les maladies et autres problèmes de santé.
Certes, Jean-François n’a pas choisi la facilité, mais outre le fait d’assouvir sa passion, il contribue fortement au maintien du tissu économique local.
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.
Eleveur ovin et fier de l’être !
Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.
« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »
Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.
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