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Et si on pouvait pérenniser une œuvre éphémère?

Gad Weil, créateur de Nature Capitale, explique la mise en vente des fragments et éclats de la palette jubilatoire qu’il étalera sur les Champs-Élysées les 23 et 24 mai comme une réponse à ses attentes, visions et espoirs personnels. Rendez-vous sur le site de Nature Capitale à partir du 21 mars, premier jour du printemps.



Gad Weil n’est pas un homme comme les autres : concepteur d’art vivant, créateur d’œuvres éphémères, entrepreneur depuis 30 ans, il veut mesurer, pour la première fois, l’adhésion du public à son travail.
Gad Weil n’est pas un homme comme les autres : concepteur d’art vivant, créateur d’œuvres éphémères, entrepreneur depuis 30 ans, il veut mesurer, pour la première fois, l’adhésion du public à son travail.
Avant d'enfourcher sa moto pour un prochain rendez-vous qui portera Nature Capitale encore plus loin, Gad Weil, producteur de la Grande Moisson (Champs-Elysées, 1990) nous parle de la vente des éléments constitutifs de sa nouvelle œuvre.

Deux raisons « de cœur » pour donner la possibilité à chacun d’emporter une partie de sa création : la première est plutôt d’ordre philosophique, la deuxième, prosaïque, selon ses mots.

La première, si le public peut acquérir les fragments de Nature Capitale, si les arbres qui ont embelli les Champs-Elysées seulement pour deux jours sont plantés dans des jardins ou des parcs et si les végétaux des champs agricoles ornent les terrasses, « c’est pour la première fois qu’une vie pérenne est pensée et organisée pour une œuvre éphémère », nous dit Gad Weil. La création dépassera ainsi l’acte artistique accompli : les différentes essences du pavé des Champs à Paris vivront , un, dix, seize voire cent ans et porteront la mémoire de Nature Capitale. Il appartiendra à chaque détenteur, on dit les "Essaimeurs" chez Nature Capitale, d'en assurer son existence. C'est tout le sens du travail du metteur en scène et de sa scénographe, Laurence Médioni.

La deuxième, c'est Gad Weil, homme et artiste, qui est mis en défi par la vente des fragments et éclats de son œuvre. « Quelle est la pertinence de mes propositions auprès du public ? », se questionne t-il calmement. Peu après la mise en place de Nature Capitale, l’artiste célèbre son cinquantième anniversaire et trente ans d’expérience professionnelle. Période pendant laquelle il a conçu, mis en scène, produit de grandes créations éphémères, commanditées par les autorités publiques et financées par des partenaires, sponsors ou mécènes.

« Je sais ce que pensent de moi les décideurs politiques et économiques, ce que je ne sais pas, c’est comment mes idées résonnent auprès de l’opinion publique ». En effet, si un écrivain se rend compte de sa valeur aux yeux des lecteurs par le nombre d’ouvrages vendus, un concepteur d’art vivant n’a pas cette possibilité de mesurer l’adhésion du public à son travail.

Or, Internet a fait bouger les choses. « Pour la première fois, je vais mesurer avec humilité et espérance si mon travail a la capacité d’être supporté par le public lui-même» nous confie Gad Weil. Il ajoute, avec un sourire : « La vente des Fragments fait partie de l'équilibre financier de Nature Capitale, c'est le risque que je prends et que j'assume complètement ».

Dans les semaines à venir, la Famille Nature Capitale lancera une nouvelle bouture pour permettre au plus grand nombre de rejoindre l'aventure, annonce-t-il enfin avant de conclure : « Toutes les recettes privées qui dépassent le coût de Nature Capitale Paris seront directement transférées à la production de l'édition New York en 2011 » Parce qu'avec lui, l'histoire ne s'arrête jamais.

N'est-ce pas une très jolie perspective que Paris, la France, les Français offrent Nature Capitale aux Américains? Et que la chaîne se poursuive?

Mercredi 31 Mars 2010
Nature Capitale
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La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion

La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.


Acteur de son territoire

Eleveur ovin et fier de l’être !

Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.

Eleveur ovin et fier de l’être !
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.

« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »

Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.


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