Europe : la banane et les paradis fiscaux
L’union européenne, c’est aussi un ensemble d’îles lointaines, dont la diversité pose bien des problèmes.
Soixante-dix-mille kilomètres. La longueur totale de ses rivages fait de l'Union européenne une grande puissance maritime. Et l'une des grandes entités insulaires : pas seulement pour quatre des pays-membres – Chypre, l'Irlande, Malte, le Royaume-Uni –, mais aussi pour une guirlande de plusieurs milliers d'îles lointaines, héritées du temps des empires coloniaux sur lesquels le soleil ne se couchait jamais. Et qui ne sont pas sans poser des problèmes internationaux, aux instances bruxelloises comme à l’Organisation mondiale du commerce.
L'Europe a défini pour ses extensions insulaires un triple classement. Primo : ses îles périphériques, proches ; secundo : les régions ultra-périphériques (Rup), lointaines, mais intégrées ; tertio : pour les autres territoires insulaires, proches ou lointains, chaque Etat reste maître de ses règles.
L'Europe latine est plus intégratrice : l'Espagne avec les Canaries, le Portugal avec les Açores, la Grèce et ses archipels, la France, avec ses quatre départements, auxquels devraient s'ajouter en 2011 un cinquième, Mayotte, et des collectivités d'Outre-mer : la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie... L'Europe du Nord-Est plus éclectique : des îles britanniques quasi-riveraines (les Anglo-normandes, l'île de Man) ont un statut qui les fait extra-européennes. De même le Danemark, avec le Groenland et les îles Féroé, ou les Pays-Bas avec leurs possessions antillaises.
De l’agriculture îlienne
Cette diversité administrative a eu des conséquences très concrètes. Les pays intégrateurs ont travaillé à développer une économie agricole locale, les pays empiriques ont plutôt parié sur les opportunités que permet l'insularité. Bref, une économie de production – banane, canne à sucre, fruits et légumes tropicaux... – contre une économie de gestion monétaire c’est-à-dire des paradis fiscaux - à l’instar des îles Cayman, toujours possessions britanniques, ou l'île néerlandaise d'Aruba.
Conséquences : une contradiction chronique entre l'Union européenne et l’OMC. Bruxelles agit en faveur de ses Rup (régions ultra-périphériques) avec les programmes d'options spécifiques à l'éloignement et l'insularité (Poséi) : Poseidom pour la France, Poséican pour l'Espagne, Poseima pour le Portugal, qui impliquent des décisions préférentielles. Préférentielles donc protectionnistes, proteste l'OMC, pour qui les modulations tarifaires douanières sont des violations des traités. Le cas le plus brûlant est la «guerre de la banane», banane-dollar contre banane-euro, toujours d'actualité.
L'Europe a un autre intérêt, moins visible mais aussi important de prêter intérêt à ses îles lointaines, dont beaucoup sont désertes et arides. C'est que chacune de ces possessions est au centre d'une zone économique exclusive (ZEE), dans un rayon alentour de 200 miles (370,4 km). A l'heure où la mise en exploitation des richesses marines et sous-marines est à l'ordre du jour, c'est un avantage précieux. Ces zones couvrent 11,4 millions de kilomètres carrés le triple de la superficie de l'UE « intra-muros ».
Les îles périphériques
Danemark : Bornholm.
Espagne : Baléares.
Estonie : Hiiumaa, Saaremaa.
Finlande : îles Aland.
France : Corse.
Grande-Bretagne : Hébrides, Orcades, Shetland.
Grèce : les Cyclades, les Ioniennes, les Dodecaneses, les Sporades, les Saroniques, l’Egée Est et la Crête.
Italie : Sardaigne, Sicile, Corfou, Pantelleria, Linosa, Lampedusa, Eoliennes, îles Egate. Malte : Gozo.
Suède : Gotland.
Les îles ultra-périphériques
Espagne : Canaries (sept îles).
France : Guadeloupe, Martinique, Réunion (plus une région périphérique continentale, la Guyane).
Portugal : Açores (neuf îles).
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.
Eleveur ovin et fier de l’être !
Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.
« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »
Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.
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