Fécondes traditions : comment la modernité redécouvre les pratiques agricoles ancestrales
« Economie durable », l'expression que la crise actuelle a mis à la mode, et même, on peut le dire, à toutes les sauces, reste encore bien floue. Il est vrai que l'humanité n'a pris conscience que tout récemment du fait que la terre est une petite planète, et qu'elle n'est pas inépuisable. Les optimistes et les pessimistes sont certes en désaccord sur l'importance des réserves naturelles d'énergies fossiles, mais ils sont tous d'accord sur l'essentiel : ces réserves vont, à échéance plus ou moins brève, s'épuiser.
Ce constat a remis au cœur des réflexions sociologiques et économiques l'activité fondatrice qui a rendu les humains gestionnaires de leur avenir et acteurs de leur histoire : l'agriculture. Laquelle a, durant des millénaires, non seulement nourri la population terrienne, mais lui a fourni l'énergie dont elle avait besoin. En des temps où les activités humaines étaient bien sûr moins dévoreuses de ressources, mais aussi plus pragmatiques, avec plus d'intelligence des équilibres économiques à respecter. Porteuses, donc, d'une nouvelle modernité.
Exemple : l’Asie du Sud-est avec le riz. Le grain se forme dans une graminée luxuriante, une végétation abondante de glumes et de glumelles. Il est en outre enrobé dans une enveloppe complexe, et n'accède à la consommation humaine qu'à la suite d'un traitement en plusieurs étapes. La graine débarrassée de ses glumelles, mais toujours enfermée dans son enveloppe (le péricarpe) donne le riz « paddy ». Le décorticage le transforme en riz « cargo », dont le nom est dû au fait qu'il est généralement exporté à cette étape. Il lui reste à devenir par polissage le riz « poli », qui le blanchit, puis, par traitement à l'huile et au sirop de glucose le riz « glacé », celui qui arrive en cuisine. Or chaque étape de la transformation amène un nouveau sous-produit. Le Viêt-nam s'est récemment doté d’un plan de valorisation de l'ensemble de la ressource. Les glumes et glumelles (qui représentent quelque 20 % du poids brut) sont brûlées, et leurs cendres servent d'engrais. Les produits du décorticage et les brisures provoquées par chaque étape servent à l'alimentation animale. Le plan travaille aussi sur des valorisations possibles de la ressource. Le végétal, par exemple, est facilement compactable, et permet de produire, après battage, un aggloméré solide et isolant pour la construction.
En Inde, c'est le cheptel bovin, le plus important de la planète avec près de 300 millions de têtes, qui allège la charge énergétique. Les bouses, récupérées et séchées en galettes, forment le combustible usuel des régions rurales.
Et le vaste monde fournirait bien d'autres exemples de gestion agraire ancestrale qu'on dit maintenant durable.
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.
Eleveur ovin et fier de l’être !
Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.
« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »
Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.
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