L’agriculture au féminin
Sandrine Menan s’est installée sur l’exploitation laitière de son mari et de ses beaux-parents. Dynamique et passionnée par son métier, cette jeune agricultrice incarne plutôt bien le rôle primordial des femmes en agriculture.
Installée depuis deux ans en production laitière, Sandrine Menan a été récompensée pour son dynamisme et son implication socio-professionnelle
Pour l’installation des robots de traite et l’aménagement des bâtiments, j’ai participé à la prise de décision et je m’occupe moi-même des dossiers de subventions », explique Sandrine. Non issue du milieu agricole, et après des études sans rapport avec l’agriculture, cette femme de 33 ans a su prendre sa place dans le monde agricole mayennais et surtout au sein de son exploitation laitière. Début 2008, elle s’est installée avec son mari et ses beaux-parents en société. Une place pas toujours évidente à gérer sur le plan humain. Et pourtant, elle réussit à conjuguer sa vie de famille et sa vie professionnelle en mettant l’accent sur la communication et les relations humaines.
«Quand j’étais adolescente, j’adorais venir remplacer mes oncles et mes tantes, pendant les vacances. Ils étaient éleveurs de lapins», raconte la jeune femme. Malgré son intérêt croissant pour le métier, elle poursuit un parcours scolaire général. «Concernant l’agriculture, mon père a toujours eu l’image d’un métier réservé aux hommes.» Sandrine s’est alors destinée à son autre passion : la biologie. Elle y consacrera quatre ans d’études supérieures : «J’ai fait un stage dans un laboratoire : mes collègues me faisaient remarquer que je parlais tout le temps de vaches, d’agriculture… ». Sans idée précise sur son avenir, elle termine sa formation par une année consacrée à la gestion de l’entreprise. «Je souhaitais acquérir une double compétence. C’est toujours très bien valorisé dans le monde du travail.»
Alors qu’elle a des opportunités de travailler dans l’industrie agro-alimentaire, elle arpente les allées d’un salon agricole pour distribuer son CV. Une initiative qui portera ses fruits puisqu’elle décroche quelques jours plus tard, via le stand des JA, un poste d’animatrice. Elle y rencontre Jean-Marie, son futur mari, qui s’est installé avec ses parents. «Quelque temps après, je me suis installée avec lui dans une maison à proximité de l’exploitation. J’avais la double satisfaction de travailler dans le milieu agricole et de vivre au rythme de la ferme.» Après deux ans, Sandrine devient conseillère agricole spécialisée sur l’installation en agriculture. L’installation trottant dans sa tête, Sandrine contacte un centre de formation pour reprendre une année d’études. Objectif: obtenir un Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole (BPREA), un des sésames pour bénéficier des aides publiques.
Désormais, avec son mari Jean-Marie et ses beaux-parents, elle produit du lait ainsi que du blé et du colza destiné à la vente. Très vite, elle a pris ses marques. «Au contraire d’un travail salarié, le métier d’agriculteur permet de concilier aisément la vie professionnelle et la vie de famille», résume Sandrine, qui a aujourd’hui deux enfants de sept et trois ans et demi.
Depuis son installation, Sandrine s’est bien investie dans le milieu syndical agricole : «En Mayenne, je suis la seule femme présidente d’un canton JA ! De plus, je fais déjà partie de la commission des agricultrices JA-FDSEA. Grâce à ce groupe, j’ai notamment pu rencontrer des femmes ayant des responsabilités dans le secteur industriel.»
Autant dire que, grâce à son implication socio-professionnelle, la jeune agricultrice contribue à apporter un regard différent mais très positif sur l’évolution de l’exploitation et du métier.
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.
Eleveur ovin et fier de l’être !
Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.
« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »
Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.
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