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L’élevage de vaches laitières… passionnément !

Terre originelle de la Salers, le Cantal, « pays vert » aux conditions d’exploitation parfois difficiles, ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans ses jeunes éleveurs de vaches laitières passionnés par leur métier et attachés à leur territoire. Portraits.

Gaëtan Fererol : la Salers en production laitière traditionnelle



L’élevage de vaches laitières… passionnément !
Installé depuis début 2009 sur l’exploitation familiale après y avoir passé plusieurs années en tant qu’aide familial, Gaëtan Fererol fait partie des éleveurs inconditionnels de la Salers. Concrètement, avec 92 autres agriculteurs de la région, il perpétue l’élevage de la race en système traditionnel. «La Salers est une vache aux qualités maternelles et de production exceptionnelles», justifie le jeune agriculteur. Le système d’élevage est pour le moins atypique : au moment de la traite, le veau est amené près de sa mère qu’il tète pendant quelques minutes amorçant ainsi la venue du lait. Il est ensuite attaché à la jambe avant gauche de sa mère pour permettre à l’éleveur d’effectuer la traite. Après cette dernière, le veau tète à nouveau avant d’être séparé.

Sur son exploitation de 74 ha exclusivement en prairies naturelles, Gaëtan élève 60 vaches. Toutes sont nourries uniquement à l’herbe pâturée de mi-avril à mi-novembre et au foin pendant l’hiver. Tout à fait particulier à la zone des monts du Cantal, le système salers traditionnel assure à la fois une production laitière annuelle de l’ordre de 2500 à 3000 litres par vache et un veau par an.
«L’important est de valoriser la rusticité de la race, explique l’éleveur. La Salers s’adapte à tous les climats, chauds et froids, et à tous les terrains. En système salers traditionnel, c’est l’éleveur qui s’adapte à la race, et non l’inverse.» Loin du stress, les vaches produisent certes beaucoup moins qu’en élevage intensif, mais plus longtemps. «La plus vieille du troupeau a 15 ans, et ce n’est pas elle qui produit le moins ! ».

Si l’élevage laitier traditionnel de la Salers peut paraître contraignant et quelque peu hors du temps, il n’a, en termes de rentabilité, rien à envier, selon l’éleveur, aux autres modes de production.

Laurent et David Vermerie : les pionniers du robot

L’élevage de vaches laitières… passionnément !
Alors que dans les grands bassins de production laitière notamment en Bretagne, ils sont de plus en plus nombreux dans les exploitations, les robots de traite se font plutôt rares en Auvergne. Dans le Cantal, Laurent et David Vermerie, deux jeunes agriculteurs installés respectivement en 1994 et en 2007 à Saint-Mamet-la-Salvetat, font figure de pionniers.

Pour l’installation de David, ils ont procédé à la mise aux normes de l’exploitation familiale en investissant dans un nouveau bâtiment équipé d’un robot de traite, le premier du département. Un choix déterminé par leur priorité donnée à leurs conditions de travail et qui relève par ailleurs d’un pari sur l’avenir. «Nous avons investi un total de 470000 euros, soit nettement plus que si nous avions choisi une salle de traite classique, résument Laurent et David. Il faut maintenant rentabiliser l’investissement.» Pour habituer leurs 80 vaches à passer d’elles-mêmes dans le robot, les éleveurs ont dû se relayer 24 heures sur 24 pendant plus d’un mois. «Les trois premiers mois ont été difficiles», concède Laurent. Un an jour pour jour après le passage de la première vache dans le robot, les éleveurs affinent encore les réglages du robot. «Pour chaque vache, nous indiquons au robot les périodes de temps pendant laquelle la traite est possible ou non. Au fil du temps les vaches savent quand elles doivent passer.» Chaque matin, le rituel n’est plus d’aller chercher les vaches dans le champ, mais de contrôler, autour d’un café, les passages dans le robot depuis la veille.

Reste aujourd’hui une seule ombre au tableau : un prix du lait en forte baisse qui inquiète généralement tous les éleveurs, et plus particulièrement les jeunes, comme Laurent et David, motivés et ambitieux.

Lundi 17 Mai 2010
Jeunes Agriculteurs
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert


La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion

La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.


Acteur de son territoire

Eleveur ovin et fier de l’être !

Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.

Eleveur ovin et fier de l’être !
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.

« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »

Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.


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