La jeunesse version biologique
Forte d’une vocation essentiellement laitière, l’agriculture haut-saônoise se distingue par un développement croissant de la production biologique mais aussi par ses AOC. En témoigne Céline Lacroix, associée au sein d’une exploitation biologique.
En production biologique, «seulement deux traitements allopathiques par vache et par an sont autorisés. Autant dire qu’il faut être particulièrement attentif à l’état sanitaire du troupeau. Pour ma part, j’adore ça ! Je resterais bien des heures à observer mes animaux.» C’est en passionnée que Céline Lacroix parle de son exploitation et de son métier. A 25 ans, cette jeune haut-saônoise est installée depuis deux ans en production biologique, à Angirey, dans le sud du département. «J’ai grandi au rythme de la ferme familiale et j’envisageais de m’installer avec mon père, explique-t-elle. Mais la pression foncière ne m’a pas permis de concrétiser cette envie. Le projet n’ayant pas pu aboutir, j’ai complété mon BTS en Technologie Végétale par un certificat de spécialisation en production laitière et me suis finalement associée en Gaec avec deux agriculteurs voisins suite au départ de leur troisième associé.»
L’alimentation, base de gestion du troupeau
Avec Benoît Boivin, 40 ans, et Bruno Passard, 56 ans, Céline est à la tête d’une exploitation de 160 ha pour une production annuelle de 540 000 litres de lait. Depuis 1996, le Gaec de la Sourceline est certifié en production biologique. Le lait est valorisé en emmental et en fromage râpé, via la fromagerie Mulin située à Noironte, dans le Doubs. Le troupeau de 75 vaches laitières – des Montbéliardes et des Simmental – est nourri avec du fourrage sec et de l’enrubannage. Les éleveurs produisent aussi du blé biologique, commercialisé par le GIE « bio comtois » à des meuniers locaux. «En matière de production biologique, c’est sur le terrain qu’il m’a fallu appréhender les nombreuses difficultés liées à ce mode d’élevage, souligne la jeune agricultrice. Car tout au long de mes formations, le sujet était très peu abordé.»
En guise de livre de chevet, Céline dévore Les vaches nous parlent d’alimentation, un ouvrage écrit par un vétérinaire jurassien. Ce livre est dédié à l’observation minutieuse des vaches. Pour chaque anomalie qui peut être constatée, il y a très souvent une cause liée à l’alimentation et une conséquence négative sur la production. «Par exemple, j’ai appris à observer les bouses. La mesure des résidus qu’elles contiennent permet de connaître l’état de la digestion. Les problèmes de démangeaisons et de transpiration ou l’état de la peau et des yeux sont aussi révélateurs de problèmes digestifs.» En face de chaque anomalie et de ses conséquences, l’ouvrage propose des ajustements de la ration alimentaire.
Céline et ses associés se sont progressivement transformés en nutritionnistes pour gérer leur troupeau. Et lorsque la pathologie observée n’est pas liée à l’alimentation, Céline recourt à l’homéopathie et aux plantes médicinales. «Ces méthodes ont un intérêt particulier en production biologique, pour laquelle l’utilisation de produits classiques très limitée doit être justifiée », résume-t-elle. Avec des vaches produisant de l’ordre de 6000 l par lactation, grâce à une observation rigoureuse du troupeau et à ces techniques, Céline espère améliorer, doucement mais sûrement, le potentiel de son cheptel.
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.
Eleveur ovin et fier de l’être !
Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.
« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »
Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.
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