Le Crédit Agricole: la Banque verte au service du monde agricoleCe weekend, c'est l'agriculture et la forêt qui s'installeront sur la plus belle avenue du monde. En exposant toute la diversité végétale de la France, Nature Capitale surprendra non seulement les Parisiens mais aussi tous les visiteurs de la capitale. Si une telle grande opération peut être mise en place, c'est aussi grâce au soutien de nos partenaires dont le Crédit Agricole (CA) fait partie. Nous avons eu l'honneur de rencontrer Jean-Marie Sander, Président de la Fédération nationale du Crédit agricole et Président de Crédit Agricole SA, le 11 mai 2010 afin de connaître ses opinions sur Nature Capitale.
Jean-Marie Sander, Président de la Fédération nationale du Crédit agricole et Président de Crédit Agricole SA
Si le Crédit Agricole a pris la décision de s'associer à Nature Capitale, c'est grâce au Syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) qui est le partenaire fondateur de l'événement. Pour Jean-Marie Sander, Nature Capitale est "un événement très important qui est un signe de vitalité du monde agricole" et c'est une excellente occasion pour montrer ce que "l'agriculture réalise et peut faire demain".
L'engagement du Crédit Agricole s'explique également par le profil de cette banque qui a été elle-même créée par des agriculteurs. Le Crédit Agricole a toujours été aux côtés des agriculteurs depuis sa création c'est à dire depuis environ 110 ans. "Le Crédit Agricole lui-même est né dans la difficulté et nous accompagnons les agriculteurs dans les bons et dans les mauvais jours" dit Jean-Marie Sander. "Je crois que c'est très important et nous n'avons jamais perdu ni nos origines ni nos racines. Nous sommes devenus le premier partenaire financier de l’économie française en restant le premier partenaire financier de l’agriculture. " ajoute t-il.
En accompagnant les secteurs en difficulté à cause des hauts et des bas que vit le domaine de l'agriculture, le Crédit Agricole vise à animer ce secteur. Il s'intéresse sur tout le territoire français à l'installation des jeunes. Car, pour Jean-Marie Sander, " l’engagement du Crédit Agricole s’inscrit dans le long terme, et s’appuie sur les valeurs de proximité, de responsabilité et de solidarité. Les jeunes d'aujourd'hui sont la relève de demain, et nous sommes comme eux confiants dans l’avenir".
En ayant des relations privilégiées avec le Syndicat des Jeunes Agriculteurs, comme avec l’ensemble des organisations professionnelles agricoles, le Crédit Agricole soutient vivement les jeunes dans la préparation de leurs dossiers professionnels. "Car, les jeunes doivent entreprendre, s'installer et créer une entreprise souvent avec peu de moyens financiers. Il faut donc un accompagnement sérieux" explique le Président de la Fédération nationale du Crédit agricole. Résultat: sur 100 agriculteurs installés, plus de 95% de taux de réussite après 5 ans d'installation. Cela veut dire que les projets sont bien réfléchis, bien mûris, bien financés et sont adaptés aux besoins des Jeunes Agriculteurs. Le Crédit Agricole est également très impliqué dans la formation des JA: "Nous souhaitons que dans les territoires français, les JA prennent le relais des dirigeants actuels, s'engagent dans les caisses locales et poursuivent la belle histoire du Crédit Agricole" dit Jean-Marie Sander.
Quand nous demandons au Président de la Fédération nationale du CA ce qu'il espère trouver le jour J de l'événement sur les Champs-Elysées, il nous répond: "la dynamique de l'agriculture du futur". "L'agriculture du futur, c'est voir toutes les productions, voir comment nous allons répondre à l’enjeu alimentaire qui est primordial, mais également aborder l’enjeu environnemental. C'est un autre défi pour nos territoires car le monde agricole les façonne, hier, aujourd'hui comme demain".
Jean-Marie Sander transmet des messages importants: "L'agriculture est un métier d'avenir, probablement le secteur le plus important au niveau planétaire car sa mission fondamentale est de nourrir les hommes. Lorsqu’on observe l'augmentation de la population, la raréfaction de l'eau dans le monde, les surfaces agricoles qui disparaissent, je crois que cet enjeu va au-delà du plan économique, c'est un enjeu de société planétaire. On ne peut pas développer une démocratie si à la base, les gens ont faim. Il est donc essentiel de nourrir les populations". Selon Jean-Marie Sander, Nature Capitale est sans doute un moyen très efficace de sensibiliser l'opinion publique sur ces questions cruciales et les Jeunes Agriculteurs, cette force de demain, sont légitimes pour transmettre ces messages très importants. Jean-Marie Sander termine ses paroles en mettant l'accent sur le sens profond de Nature Capitale: "20 ans après la Grande Moisson qui avait marqué le monde entier sur la plus grande avenue du monde, en faisant défiler des tracteurs qui moissonnaient le blé, symbole de l'alimentaire, aujourd'hui c'est un autre événement au service de la même ambition qui marquera l'esprit collectif: c'est le symbole de la vie, de la biodiversité, de la production agricole, de ce qui nourrit et fait vivre l’humanité, et je crois que c'est ce qu'il faut encourager!". Vendredi 21 Mai 2010
Oznur Kucuker
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La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotionLa Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.
Acteur de son territoire
Eleveur ovin et fier de l’être !Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande. « Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. » Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines. S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. » Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.
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