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Le bel avenir des circuits courts

Diversifier son activité, renforcer le lien avec les consommateurs, récupérer de la valeur ajoutée pour une meilleure rémunération de son travail… les motivations pour raccourcir les circuits de commercialisation ne manquent pas. Les initiatives individuelles, collectives ou coopératives se multiplient donc, notamment chez les Jeunes Agriculteurs. Parce que ces derniers rencontrent des difficultés pour mettre en œuvre leur projet, et parce que la demande des consommateurs est croissante, la volonté politique de développer ces fameux circuits courts est enfin exprimée, en attendant la mise en place d’une gouvernance territoriale cohérente.



Le bel avenir des circuits courts
C’est quoi un circuit court ?

Le rapport du groupe de travail « circuits courts de commercialisation » mis en place suite au Grenelle de l’environnement, a défini les contours des circuits courts.
Selon cette définition, ces derniers regroupent deux grands types de commercialisation :
- la vente directe des producteurs aux consommateurs (vente à la ferme, collective, sur les marchés, en tournées, par correspondance, organisée à l’avance, accueil à la ferme avec consommation sur place des produits de la ferme…)
- la vente indirecte à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire

Diversification, magasins collectifs, vente directe du producteur au consommateur, produits fermiers, modes de commercialisation alternatifs… Depuis plusieurs mois, les circuits courts de commercialisation font de plus en plus partie des sujets traités par les médias. Cet affichage médiatique s’est d’ailleurs renforcé depuis que la profession agricole, JA en tête, dénonce des règles du jeu très inégales entre les différents acteurs des filières agroalimentaires et réclame, outre un Observatoire des prix et des marges digne de ce nom, une répartition plus équitable de la valeur ajoutée. Une médiatisation qui pourrait laisser croire que le phénomène est nouveau.

Sophie Dubuisson-Quellier
Sophie Dubuisson-Quellier
Or les circuits courts tels qu’ils sont nommés aujourd’hui, existaient bien avant les quotas laitiers, avant même la naissance de la Pac. « La vente directe est par essence ancrée dans l’histoire de l’agriculture, souligne Bernard Mondy, économiste à l’Ecole nationale de formation agronomique (Enfa). C’était même autrefois le principal mode de commercialisation. » Pendant les Trente Glorieuses, la Pac est créée dans le but premier de nourrir les Européens de manière satisfaisante en quantité et en qualité. Les filières longues qui se sont développées ont parfaitement joué, et continuent de jouer ce rôle.

« Dans les années 90, les agriculteurs ont été plongés dans la tourmente de la crise de la vache folle, explique Sophie Dubuisson-Quellier, chargée de recherche au Centre de sociologie des organisations (CNRS - Sciences Po), spécialiste des circuits courts, notamment militants et auteur de La consommation engagée (Ed. Les presses de Sciences Po). Placés trop en amont des filières, ils n’ont pas eu les moyens de se défendre. Sans être des réponses directes à cette crise, les circuits courts ont été considérés par les agriculteurs comme un moyen de mieux faire connaître leurs contraintes et leur métier. » Un temps surmédiatisés, ces circuits courts ont été trop souvent présentés comme s’opposant aux filières longues, voire comme l’unique alternative à l’agriculture dite traditionnelle. «Or cette opposition n’a jamais été le reflet de la réalité », précise-t-elle.

Le bel avenir des circuits courts
Au contraire, la réalité des circuits courts rime plutôt avec diversité. Les démarches se multiplient, de plus en plus à l’initiative des jeunes, et ce, quelles que soient les productions.
Des agriculteurs transforment leur lait en fromages vendus à la ferme, certains vendent leur lait via des distributeurs automatiques, d’autres aménagent une boutique directement sur leur exploitation pour commercialiser, non seulement les produits de l’exploitation, mais aussi des produits des exploitations voisines. Des agriculteurs se regroupent pour contractualiser directement avec des GMS en privilégiant la qualité et l’origine des produits. Dans les Hautes-Pyrénées, l’option pour le circuit court a permis à une soixantaine d’agriculteurs de valoriser un produit du terroir en voie de disparition – le haricot tarbais – et de se regrouper au sein d’une coopérative pour gérer la filière de A à Z. Dans le Calvados, des producteurs de grandes cultures s’impliquent dans la valorisation de protéines à destination des éleveurs locaux.

« Quelle que soit la démarche, la motivation des agriculteurs peut être de plusieurs ordres, souligne Sophie Dubuisson-Quellier. Le circuit court peut résulter d’un engagement militant, d’une envie de se rapprocher du consommateur pour pouvoir communiquer sur son métier et ses pratiques, de la nécessité d’améliorer la valeur ajoutée dégagée par l’exploitation, ou tout simplement de la volonté de diversifier son activité. »

Mercredi 31 Mars 2010
Jeunes Agriculteurs
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La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion

La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.


Acteur de son territoire

Eleveur ovin et fier de l’être !

Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.

Eleveur ovin et fier de l’être !
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.

« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »

Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.


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