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Le crépuscule des étoiles

L’utilisation débridée de l’éclairage par l’humanité fait blanchir les nuits et nous prive des cieux étoilés d’autrefois…



Qui pourrait dire, depuis l’aube de l’humanité, combien d’amours sont nées d’une promenade sous les étoiles ? Combien de premiers serments et d’élans nous devons à l’inexplicable ivresse que dispense la voûte céleste ? Fini, tout ça ! L’amour risque dorénavant de devoir trouver de nouveaux chemins. Car, inexorablement, l’humanité est en train d’éteindre les étoiles.

Le responsable de ce forfait se nomme pollution lumineuse. On s’en doute, la chose n’a aucun effet sur les astres, bien indifférents aux dommages qu’Homo sapiens inflige ou pas à sa planète. Mais nos lumières qui prolifèrent sans limites, débordent, et se répandent dans l’atmosphère confèrent au ciel une phosphorescence laiteuse qui estompe inexorablement la lumière ténue des étoiles. Aujourd’hui, la voie lactée est devenue invisible à plus de la moitié des Français, et aux deux tiers des Américains !
Le crépuscule des étoiles

Le phénomène est relativement ancien dans les villes. Mais la part des humains habitant en ville ou en périphérie est de plus en plus élevée (bientôt les deux tiers de l’humanité !), et surtout la puissance déployée ne cesse de s’accroître. Entre notre boulimie publicitaire, qui multiplie enseignes multicolores, clignotantes, voire stroboscopiques, et la débauche qui s’observe dans l’éclairage public, l’intensité lumineuse émise par les villes a été décuplée. On estime l’accroissement de puissance lumineuse à quelque 10% par an sur terre.
Tous ceux qui habitent une campagne relativement proche d’une agglomération peuvent en témoigner : le halo de la ville, les années passant, devient à la fois plus intense et plus étendu… Et si encore le problème se limitait aux villes, ce serait un moindre mal. Mais désormais le plus petit village estime déchoir s’il ne déploie pas un éclairage digne du stade de France, et on considère que tout rond-point qui se respecte doit arborer ses trois lampadaires !

Impact sur les insectes

Et l’affaire ne fait pas de tort qu’aux amoureux. De très nombreuses études attestent d’impacts considérables sur la faune. Beaucoup d’animaux sont attirés par la lumière, sans que l’on sache très bien pourquoi. L’affaire est évidente pour nombre d’insectes, que chacun a pu observer tournant, affolés, pendant des heures autour des lampadaires. La quasi disparition des lucioles et autres lampyres pourrait bien s’expliquer ainsi.

C’est moins connu, mais un grand nombre d’oiseaux sont perturbés par l’éclairement. Des études portant sur l’impact de monuments (par exemple des ponts) avant et après installation d’un éclairage montrent un accroissement considérable des accidents dû à l’illumination, les volatiles étant très sensibles à l’éblouissement. D’autres oiseaux, notamment les migrateurs, évitent la lumière : cela rallonge leurs trajectoires car ils s’efforcent de contourner les villes. La plupart des mammifères sauvages ont la même attitude de fuite, et on sait que bien d’autres familles animales sont sensibles à la lumière, sans que les impacts aient été mesurés.

Ce phénomène est très récent, puisqu’il s’est surtout développé depuis les années 1970. Il devient d’autant plus aberrant maintenant que nous allons entrer dans une ère d’énergie rare et chère. Pour préserver les zones rurales, qui sont les seules dont les cieux peuvent encore être sauvés, il faut absolument y limiter l’éclairage public à ce qui est vraiment nécessaire (ce qui ne signifie pas le supprimer, évidemment). Une batterie de solutions techniques existe, notamment la réduction de l’intensité lumineuse, et l’emploi de dispositifs orientés vers le sol. A partir d’une certaine heure, l’essentiel de l’éclairage devrait être coupé. Les particuliers aussi ont leur rôle à jouer, en évitant les halogènes et les débauches lumineuses (l’allumage automatique par détecteur de mouvement, par exemple, est un outil précieux et bon marché). Nous serons payés de retour à la fois en énergie économisée et en plaisir des yeux…

Après tout, à quoi bon entretenir les monuments historiques, et même le plafond de la Chapelle Sixtine, si nous laissons perdre la voûte céleste ?

Mercredi 5 Mai 2010
Jeunes Agriculteurs
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert


La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion

La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.


Acteur de son territoire

Eleveur ovin et fier de l’être !

Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.

Eleveur ovin et fier de l’être !
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.

« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »

Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.


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