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Les étudiants de la filière forêt-bois se mobilisent

Conscients de la nécessité de préserver la forêt et animés par la volonté de promouvoir l'utilisation du matériau bois, les étudiants de l'Ecole Supérieure du Bois et de l'Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois se mobilisent. Ils seront présents sur les Champs-Elysées les 23 et 24 mai 2010 dans le cadre de Nature Capitale et iront à la rencontre du public avec deux objectifs : tordre le cou aux idées reçues sur la forêt et le bois et récolter des fonds pour créer une nouvelle forêt.



L'Ecole Supérieure du Bois

Fondée en 1934, l'Ecole Supérieure du Bois, installée depuis 1993 à Nantes, forme près de 350 élèves et propose 7 formations différentes. L'établissement est sous tutelle des Ministères de l'Agriculture et de l'Enseignement supérieur. La formation d'ingénieur, sur 3 ans, rassemble la majorité des étudiants, mais l'Ecole propose également 3 BTS, des formations de niveau licence et une formation continue destinée aux professionnels. 28% des étudiants sont des filles, et près de 30% des étudiants viennent de l'étranger : Chine, Brésil, Maroc, Canada... Une des particularités de l'Ecole est en effet de former les étudiants au commerce international. Zoom sur l'opération : 2 euros pour la forêt !

ENSTIB

Composante de l'Université Henri Poincaré de Nancy, l'Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois a été créée en 1985. Située à Epinal, elle relève de la tutelle du Ministère de l'Education Nationale. Elle est organisée autour de 3 pôles : formation, recherche et transfert de technologie. L'Ecole forme près de 370 étudiants et propose différentes formations : deux licences professionnelles, un master professionnel, un master spécialisé et un diplôme d'ingénieur. Depuis peu, elle s'est ouverte à un nouveau champ d'expertise : l'industrie des matériaux fibreux naturels et renouvelables. Elle est l'une des premières écoles à avoir obtenu le label Campus Responsable.

Interview croisée
Arnaud Godevin, Directeur de l'Ecole Supérieure du Bois/Pascal Triboulot, Directeur de l'Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois

Avez-vous l'impression que le Grenelle de l'Environnement a fait évoluer le regard porté sur le bois ?

Arnaud Godevin : Oui, tout à fait. Le Grenelle a posé des enjeux, et a permis de mettre en lumière les atouts du bois face à d'autres matériaux. Le bois est un matériau d'avenir et est perçu désormais comme tel !

Pascal Triboulot : Oui, mais le Grenelle a surtout été l'amplificateur d'un mouvement initié depuis quelques années. Les candidatures pour nos formations sont en forte hausse depuis environ 5 ans.

Comment les étudiants perçoivent-ils le bois ?

Pascal Triboulot : Ils sont conscients des qualités du matériau. Pour eux, les entreprises du bois sont des entreprises à taille humaine, des PME, des PMI réparties sur tout le territoire, et le secteur du bois est synonyme d'une certaine qualité de vie.

Arnaud Godevin : Les étudiants ont envie de changer le regard sur le bois, de montrer qu'il est un matériau certes chaleureux et traditionnel, mais aussi technologique. Ils veulent participer à sa promotion, à sa valorisation, mettre en lumière ses multiples utilisations.

Quel regard portez-vous sur Nature Capitale ?

Arnaud Godevin : Nature Capitale est un événement exceptionnel, c'est l'occasion pour nous d'aller à la rencontre du grand public, de casser les stéréotypes qui sont en décalage avec la réalité du matériau bois. L'exercice va être intéressant pour les étudiants qui vont devoir trouver des arguments, répondre aux questions du public...

Pascal Triboulot : Je ne peux que me réjouir que l'on parle de la forêt et du bois ! Mais j'espère que l'accent sera aussi mis sur le fait que la forêt est également une usine de production de matière première et d'énergie renouvelable...

L'ESB et l'ENSTIB organisent pendant l'événement une collecte pour reboiser la forêt française. Parlez-nous de cette opération.

Arnaud Godevin : Il s'agit d'un geste citoyen : replanter l'arbre en prévision de l'avenir, pour assurer la pérennité de la forêt. Puisque nous voulons utiliser plus de bois, enrichissons les forêts du futur ! Nous sommes dans une perspective de transmission. Et puis en plantant, on compense : le bois en croissance stocke le CO2.

Pascal Triboulot : Nous organisons régulièrement des opérations de reboisement. Après la tempête de 1999, toute l'école s'était mobilisée pour reboiser la forêt de Saint Benoît la Chipotte, dans les Vosges. Tous les ans, nous organisons « Les Défis du Bois » qui réunissent architectes et ingénieurs du monde entier. On compense le bilan carbone de l'opération en replantant des arbres !

Quel message aimeriez-vous que le grand public retienne ?

Pascal Triboulot : La forêt est un espace de loisirs, mais derrière, des hommes l'entretiennent, l'exploitent. La forêt est une « chaîne continue » : on la plante, elle grandit, on l'admire, on l'exploite, on la replante...

Arnaud Godevin : Contrairement aux idées reçues, utiliser du bois fait du bien à la forêt ! Couper du bois est nécessaire à la pérennité de la forêt et à son bon développement.

Paroles d'étudiants

« La forêt, c'est un espace où tout le monde se rencontre : du professionnel qui vient récolter le bois au jeune qui vient faire son footing, en passant par la famille qui vient se promener le dimanche... »

« Pour moi, la biodiversité, c'est tout ce qui touche à la faune et à la flore, c'est tout ce qu'on retrouve dans la forêt, tout ce qui touche aux arbres, aux animaux, aux étangs. La biodiversité, c'est la nature ! »

« Nous avons beaucoup de chance de vivre dans un territoire recouvert de forêt. Il faut que les gens prennent conscience de cette chance, de la richesse de la biodiversité... Pour qu'ils fassent plus attention ensuite à préserver la forêt. »

« Pendant des années, on a construit en béton. C'est une fausse image du confort. Il faut revenir au bois, car c'est un matériau naturel, que l'homme a toujours utilisé. Les gens reviennent au bois tant pour le chauffage que la construction ou la décoration. C'est un matériau chaleureux et écologique... En plus, on en a en quantité autour de nous ! »

« Il faut arrêter avec les idées reçues et redonner ses lettres de noblesse au bois ! Non, utiliser du bois ne fait pas de mal à la forêt ! On est dans une politique de développement durable : un arbre coupé, c'est un arbre remplacé. »

Zoom sur l'opération "2 euros pour la forêt"

Les 23 et 24 mai, l'Ecole Supérieure du Bois et l'Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois organisent une collecte pour créer une nouvelle forêt. Les étudiants vont gérer entièrement le projet, depuis la conception d'un autocollant jusqu'à la collecte elle-même sur les Champs-Elysées. Avec l'argent obtenu, ils achèteront des jeunes pousses et des jeunes plants qui seront replantés.

A travers cette collecte, il s'agit aussi de faire évoluer les mentalités et de montrer que la forêt est un espace précieux, que l'on doit préserver pour en assurer la pérennité.

France Bois Forêt et Nature Capitale

France Bois Forêt, la filière forêt-bois française

Créée en 2004, France Bois Forêt est l'interprofession qui rassemble l'ensemble des professionnels de la forêt : propriétaires et gestionnaires forestiers publics et privés, pépiniéristes, grainiers et reboiseurs ainsi que tous les professionnels de la première transformation du bois (récolte, scierie, rabotage, parquet massif). Elle associe aussi les professionnels de l’emballage en bois.

France Bois Forêt a pour mission première de valoriser et promouvoir la forêt et le bois français, d'apporter aux acteurs de la filière une information économique précise sur les marchés du bois nationaux et mondiaux, et enfin de contribuer au progrès technique en apportant un soutien financier aux projets portés par ses membres.

Depuis juillet 2009, France Bois Forêt est présidée par Jean Pierre Michel. L'objectif de la filière ? « Produire plus tout en préservant mieux » et montrer que faire le choix du bois, c'est faire « le choix durable par natur »e.

France Bois Forêt sur les Champs-Elysées

L'interprofession participera à cet événement d'exception qu'est Nature Capitale et sera présente les 23 et 24 mai 2010 sur les Champs-Elysées.

Evénement festif et spectaculaire, Nature Capitale est l'occasion pour France Bois Forêt de réaffirmer les nombreuses qualités du bois et de mettre en lumière le rôle essentiel de la forêt dans la société et l'économie françaises. La forêt fait partie intégrante de notre patrimoine et de nos paysages ! En France, elle est cultivée avec passion et raison, dans une perspective durable.

L'événement permettra à France Bois Forêt de bénéficier d'une forte visibilité et donc d'être mieux identifiée par le grand public comme un acteur majeur de la filière forêt-bois.

Fidèle à l'esprit de Nature Capitale qui met l'humain et le récit à l'honneur dans une perspective de fête et d'échange, France Bois Forêt ira à la rencontre du public. Des bénévoles répondront aux questions des visiteurs sur les qualités du matériau bois et sur la forêt, et présenteront les différents métiers de la filière, de l'arbre jusqu'à l'objet du quotidien.

fbf_news23avril.pdf FBF_news23avril.pdf  (354.49 Ko)


Vendredi 23 Avril 2010
France Bois Forêt
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert


La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion

La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.


Acteur de son territoire

Eleveur ovin et fier de l’être !

Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.

Eleveur ovin et fier de l’être !
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.

« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »

Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.


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