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Les mares : un legs agricole à protéger

Véritable patrimoine écologique créé par les agriculteurs d’autrefois, les mares ont aujourd’hui besoin d‘aide.



Les mares : un legs agricole à protéger
Autrefois, chaque ferme avait la sienne. Généralement creusée par l’agriculteur au point le plus bas de l’exploitation, la mare servait d’abreuvoir aux bêtes, de réserve d’eau et d’espace pour les canards, de lavoir, voire de pisciculture rudimentaire… Souvent, elle était le point d’aboutissement du réseau de fossés. Parfois, la mare était naturelle, mais même alors le paysan l’entretenait afin qu’elle remplisse bien ses fonctions. L’eau courante a eu raison de tout cela, et en un siècle, 90 % des mares se sont peu à peu embroussaillées, voire ont été comblées, drainées, labourées.

Heureusement… il en reste encore beaucoup, en plus ou moins bon état. Il en demeurerait encore 600 000 en France, ce qui est très loin d’être négligeable. Un véritable patrimoine, hérité du temps jadis, qu’il importe de ne plus laisser perdre.
Pourquoi ? Parce que la mare est un aménagement particulièrement utile à l’environnement et, c’est vrai aussi des mares temporaires du Midi de la France.
D’abord, elle régule le cycle de l’eau, surtout si elle est bien positionnée et irriguée. Une grosse pluie et la mare se remplit, avant de se vider très lentement dans la nappe phréatique. Multipliez cela par les 1 000 mares du bassin versant, et vous avez évité une crue à l’aval. De plus, la mare absorbe courtoisement les petits accidents d’épandage ou de traitement, leur évitant d’aller se perdre dans la rivière du coin. Idem pour la terre érodée. Appréciable.

Ensuite, les mares sont de véritables concentrateurs de biodiversité. Malgré leur petite taille, elles accueillent 15% des espèces protégées françaises, et le tiers des plantes rares à très rares. Essayez d’en creuser une, et vous verrez apparaître des oiseaux jamais vus auparavant, tout un cortège d’amphibiens sortis d’on ne sait où, une vaste panoplie d’insectes colorés (libellules, agrions, papillons…).
Dans la boue des bordures, vous trouverez toutes sortes de traces qui s’entrecroisent, témoignant d’une intense affluence nocturne de petits mammifères. Lâchez-y une dizaine de poissons blancs, et à vous les fritures dominicales ! Une mare, avec ses quelques arbres et ses fleurs de bordure, introduit ainsi une source de vie qui ensuite irrigue toute l’exploitation.

Certes, certes, il y a un peu d’entretien, il faut l’avouer. Mais moins qu’on ne se l’imagine. Six à douze heures par an… une goutte d’eau par rapport aux heures qu’un agriculteur doit consacrer à une paperasse à l’utilité parfois douteuse ! En gros, il s’agit, si possible à la fin de l’été, quand l’eau est la plus basse et la reproduction de la plupart des espèces achevée, de ratisser la surface de l’eau si les végétaux ont proliféré, d’enlever les grosses branches tombées à l’eau, et de curer un peu la vase.
Sur l’excellent site www.agrienvironnement.org, issu d’une collaboration entre Chambres d’agriculture, chasseurs, écologistes, etc., l’agriculteur trouvera toutes sortes de conseils précieux.

Et puis, si l’on y réfléchit, les mares sont arrivées jusqu’à nous grâce à des générations d’agriculteurs, puisque sans entretien, elles disparaissent généralement en quelques décennies. Laissons en quelques-unes à nos enfants : leur regard émerveillé devant une mue de libellule ou une ponte d’amphibien le mérite bien !

Lundi 26 Avril 2010
Jeunes Agriculteurs
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert


La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion

La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.


Acteur de son territoire

Eleveur ovin et fier de l’être !

Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.

Eleveur ovin et fier de l’être !
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.

« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »

Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.


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