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Préserver la biodiversité domestique : un enjeu majeur pour l’agriculture de demain

Selon le rapport de la FAO « L’État des ressources zoogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde », au cours de ces sept dernières années, au moins une race domestique disparait chaque mois. Or il est actuellement impossible de recréer à l’identique une race dont il n’existe plus de traces : cela signifie qu’avec sa disparition, tout un patrimoine (en particulier génétique) disparaît à jamais.



Environ 20% des races bovines, caprines, porcines, équines et avicoles du monde sont actuellement proches de l’extinction. Le principal facteur de cette érosion génétique a été la création d’un modèle quasi unique de production en agriculture, dit « intensif », pour répondre à nos besoins alimentaires, en pleine croissance à la fin de la seconde guerre mondiale.
Chèvre Poitevine
Chèvre Poitevine

La perte de diversité génétique dans les espèces domestiques ne se fait pas sans heurts. Les impacts sont aussi bien sociaux, qu’économiques, ou écologiques. Pour limiter cette érosion de notre diversité génétique, un plan d’action mondial pour les ressources zoogénétiques a été mis en place en 2007 par la FAO. L’objectif est de soutenir et d’augmenter l’efficacité des efforts consentis pour la conservation. Pour cela, une prise de conscience des pouvoirs publics et une coopération avec les pays en voie de développement est nécessaire pour permettre l’émergence de programmes de recherches, de surveillance, d’inventaire, d’échanges et bien sûr de conservation.

Vache Abondance
Vache Abondance
En France, de nombreuses races bénéficient de programme de sélection et de conservation. Tandis que certaines sont exportées dans le monde entier (parmi les races de vaches on peut citer la Charolaise ou la Normande), d’autres ne sont présentes qu’avec des effectifs très faibles, de l’ordre de la centaine d’individus - comme par exemple la chèvre Poitevine, l’âne du Poitou ou la jument Boulonnaise. Ce sont les éleveurs qui sont au cœur de ces programmes. Cette diversité domestique est parfois à l’origine de filières performantes et adaptées (vache Abondance pour le fromage du même nom, brebis Lacaune pour le Roquefort, porc Basque et charcuterie Oteiza, volaille de Bresse…) qui satisfait le consommateur exigeant.

Brebis Lacaune
Brebis Lacaune
La diversité génétique est un réservoir qu’il s’agit de préserver pour répondre aux enjeux de demain (réchauffement climatique…). De nombreuses races menacées peuvent présenter des caractéristiques qui seront utiles pour affronter ces enjeux et assurer la sécurité alimentaire des générations futures.

NB : En France on compte aujourd’hui 57 races de moutons, 46 races de vaches, 12 races de procs, 11 races de chèvres, 42 races de chevaux, 45 races de poules, 24 races de palmipèdes, 9 races d’ânes et mulets et 57 races de lapins… Plus de la moitié sont menacées.

Ecrit en collaboration avec Races de France

Lundi 17 Mai 2010
Jeunes Agriculteurs
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert


La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion

La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.


Acteur de son territoire

Eleveur ovin et fier de l’être !

Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.

Eleveur ovin et fier de l’être !
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.

« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »

Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.


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