Un Jeune Agriculteur dynamique et volontaire
Un jeune viticulteur de l’Hérault réussit à mener de front son métier, son engagement syndical et son activité de pompier volontaire.
Raymond Llorens n’a que 21 ans en 2003 lorsqu’il reprend l’exploitation viticole de sa mère et de son oncle, à Mas de Londres, dans l’Hérault. Dix hectares de vignes étaient plantés. Aujourd’hui, il en possède quinze de plus, qui produisent du vin de pays de l’Hérault et du pays d’Oc. Le jeune viticulteur y a récemment introduit de nouveaux cépages : Merlot, Cabernet, Sauvignon, Viognier, Muscat petits grains : « La consommation en blancs et rosés augmente, constate-t-il, car ces derniers remplacent souvent les apéritifs du début de repas ».
Passionné par son métier, Raymond Llorens essaie de faire évoluer sa production en fonction de la demande, toujours avec la même exigence de qualité.
Engagé dans le syndicalisme - membre du conseil d’administration des JA de l’Hérault et président du canton de Castries - le jeune viticulteur l’est également au sein de sa profession, qu’il dit vouloir « faire bouger ». Avec sa coopérative, il s’est impliqué dans la mise en place de points de vente - des caveaux implantés dans l’Hérault, le Gard, près de Saint-Etienne dans la Loire et sur Paris -. « Nous avons un potentiel de 50 000 et 70000hl de vins depuis que nous avons fusionné avec les coopératives de Carnas et de Corconne dans le Gard, assure Raymond. Notre objectif est d’en vendre le maximum en direct à travers ce réseau de points de vente. » L’autre projet de cette nouvelle entité, la coopérative de Corconne : la création d’un pôle de vinification en commun. En cours d’élaboration, ce chantier, a reçu le soutien de Vinifhlor, du conseil général et de la région Languedoc- Roussillon.
Le fameux Pic Saint Loup dont le terroir fournit les vins d’appellation d’origine contrôlée pic-saint-loup
Rendre service aux gens…
Raymond Llorens est ce qu’on pourrait appeler un « cumulard », dans le bon sens du terme, puisqu’il est à la fois viticulteur, syndicaliste, et pompier volontaire, depuis l’âge de seize ans, à Saint-Martin-de-Londres. « J’avais des copains dont les parents étaient pompiers, ils m’ont demandé si ça m’intéressait d’en faire partie. J’ai accepté car le milieu est convivial et que cela me plaît de rendre service aux gens. »
Pour être engagé, il ne faut pas passer d’épreuves particulières, sauf un test médical puis accepter de suivre une formation de 300 à 400 heures sur deux ans. Elle repose sur deux thèmes essentiels : la désincarcération (découpage de voitures, accident) et les incendies (feu urbain, feu de forêt). Raymond s’est spécialisé dans le groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu perdu (Grimp) : « J’interviens aussi bien sur des grues, des silos, que sur des falaises en montagne. » Il est joignable à tout moment via un bip accroché à sa ceinture. « On n’est pas obligé de répondre et d’intervenir à chaque fois, précise t-il, sauf le soir et les week-ends où nous sommes de garde. Si je devais résumer les qualités requises pour être pompier, je dirai qu’il faut être réfléchi, humble, et avoir envie de rendre service aux gens, affirme Raymond qui, pour le moment, ne songe pas à renoncer à son engagement. Je continuerai à être pompier volontaire tant que, physiquement, je pourrai l’assumer et que mon emploi du temps me le permettra. »
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Moins d'effet de serre? Nature Capitale choisit Diester, le biodiesel vert

La Galerie ‘Houard’ : l’art du bonheur, l’art de l’émotion
La Galerie ‘Catherine Houard’, située au 15, rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, a reçu en avant-première Nature Capitale. Les dessins de Nature Capitale, accompagnés de fragments de l’œuvre, ont été exposés dans ce bel espace de partage artistique inauguré il y a huit mois. Le futur de cette plateforme d’échange est plus que prometteur…Catherine Houard, fondatrice de la galerie qui porte son nom, a chaleureusement accueilli l’équipe de Résonance. Passionnée d'art, passionnée de la vie, créatrice du concept des ventes privées, les Espaces Catherine Max ,Catherine a partagé avec nous sa vocation personnelle d’amener l’art près de tous et son ressenti de Nature Capitale.
L’exposition des dessins de Nature Capitale est née d’une coïncidence, d’un heureux hasard de la vie qui a fait que Gad Weil, créateur de l’œuvre végétale qui a ravi près de deux millions de personnes, a rencontré Catherine Houard. « Gad Weil m’a expliqué tout son travail de création dans la rue, cet art totalement libre qui fédère tout le monde », nous dit Catherine, « il m’a touché par le rêve qu’il l'a conduit à réaliser ce sublime projet sur les Champs-Elysées, sa générosité de vouloir offrir à tous la possibilité d'accéder en toute simplicité à l'art ». Et la rencontre entre deux passionnés a donné ses fruits…Catherine a proposé d'organiser le lancement du projet Nature Capitale dans sa galerie.
Eleveur ovin et fier de l’être !
Passionné très tôt par l’élevage de moutons, Jean-François Dubaud s’est installé dans cette production à 21 ans. Les difficultés chroniques que traverse la filière ne sont pas prêtes d’entamer la motivation de l’éleveur déterminé à s’investir.
Il faut admettre que la filière ovine pour la production de viande n’installe plus beaucoup de jeunes. Les crises successives associées à une baisse chronique de la consommation de mouton ont gravement entamé les effectifs du cheptel français.
Néanmoins, malgré les difficultés, certains jeunes passionnés continuent de croire à la fameuse reconquête de la production et surtout à son intérêt pour le dynamisme de nombreux territoires. Jean-François Dubaud, jeune éleveur à La Bazeuge, en Haute-Vienne, est de ceux-là. A seulement 25 ans, il a déjà quatre ans d’expérience en élevage spécialisé ovin viande.
« Je me suis installé en janvier 2005 avec un troupeau de 110 brebis, explique- t-il. Les 52 ha que compte l’exploitation appartiennent pour moitié à son grand-père. J’ai effectué mes années de collège dans un établissement de la banlieue de Limoges. Quand je disais à mes copains que je voulais être éleveur de mouton, la plupart me prenaient pour un fou. Ils avaient une vision très moyenâgeuse du métier d’agriculteur. »
Après un BEP et un Bac Pro, il obtient un BTS en production animale. Il reprend ensuite les 25 ha de terres familiales et 27 autres hectares de deux petites structures voisines.
S’installant hors du cadre familial, il a préféré démarrer doucement, en tant que pluriactif. « Je ne voulais pas prendre trop de risques. Pendant les premiers mois de mon activité, j’étais par ailleurs salarié deux jours par semaine sur une exploitation d’élevage de chevaux. »
Progressivement, il a augmenté la taille de son cheptel. Ce dernier compte aujourd’hui 550 têtes.
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